Blog

Le DPE à l’immeuble (Diagnostic de Performance Énergétique collectif) est devenu un enjeu majeur, y compris pour les petites copropriétés de moins de 50 lots. Longtemps perçu comme facultatif ou secondaire, il s’impose aujourd’hui comme un outil clé pour anticiper les obligations réglementaires, maîtriser les charges et valoriser le patrimoine.
Un diagnostic désormais stratégique
Même si les obligations varient selon la taille et le type de chauffage, réaliser un DPE collectif permet de :
- Connaître la performance énergétique réelle du bâtiment
- Identifier les sources de déperditions d’énergie
- Anticiper les futures contraintes légales (notamment pour les logements classés F ou G)
- Préparer une stratégie de travaux cohérente, plutôt que des interventions ponctuelles et coûteuses
Pour une petite copropriété, c’est aussi un moyen d’éviter les mauvaises surprises et de prendre des décisions éclairées en assemblée générale.
Un impact direct sur la valeur des logements
Un immeuble mal classé énergétiquement se vend et se loue moins bien. À l’inverse, disposer d’un DPE collectif et d’un plan d’amélioration énergétique rassure les acquéreurs et les investisseurs. C’est un levier concret de valorisation du patrimoine, même pour une copropriété de taille modeste.
De l’audit énergétique aux travaux : les grandes étapes
Une fois le DPE réalisé, il est souvent recommandé d’aller plus loin avec un audit énergétique, surtout si le bâtiment est énergivore. Voici les étapes clés du processus.
1. La collecte des données
L’auditeur rassemble toutes les informations nécessaires :
- Plans de l’immeuble
- Années de construction et de rénovation
- Factures énergétiques
- Caractéristiques des équipements (chauffage, ventilation, eau chaude)
Cette phase est essentielle pour garantir la fiabilité de l’analyse.
2. L’analyse énergétique du bâtiment
L’audit permet d’identifier précisément :
- Les déperditions thermiques (toiture, murs, fenêtres, planchers)
- Les performances des équipements existants
- Les usages énergétiques de l’immeuble
Un état des lieux clair est établi, avec des indicateurs compréhensibles pour les copropriétaires.
3. La définition de scénarios de travaux
L’auditeur propose ensuite plusieurs scénarios de travaux, généralement progressifs :
- Actions simples et peu coûteuses
- Rénovation intermédiaire
- Rénovation globale et performante
Chaque scénario précise :
- Les gains énergétiques attendus
- L’amélioration du classement DPE
- Une estimation des coûts
4. L’étude des aides financières
C’est une étape clé pour les copropriétés de moins de 50 lots. L’audit intègre une analyse des aides mobilisables :
- MaPrimeRénov’ Copropriété
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
- Aides locales éventuelles
Cela permet de réduire significativement le reste à charge.
5. La planification et le vote des travaux
Une fois les scénarios étudiés, la copropriété peut :
- Prioriser les travaux
- Échelonner les investissements dans le temps
- Présenter un projet clair en assemblée générale
Les décisions sont alors plus faciles à prendre, car elles reposent sur des données concrètes.
6. La réalisation et le suivi des travaux
Après le vote, les travaux sont engagés avec un suivi technique pour s’assurer de leur conformité et de leur performance. À terme, un nouveau DPE peut venir confirmer les gains réalisés.
En conclusion
Pour une copropriété de moins de 50 lots, réaliser un DPE à l’immeuble, puis un audit énergétique, n’est pas une contrainte inutile. C’est au contraire une opportunité :
- De réduire durablement les charges
- D’améliorer le confort des occupants
- De sécuriser l’avenir réglementaire de l’immeuble
- Et de valoriser les logements sur le long terme
Anticiper aujourd’hui, c’est éviter de subir demain.
Contacter nous pour discuter de votre projet, nous sommes habilité à vous acompagner de A à Z.
D'AUTRES SUJETS ?

Fiches pour le bâti ancien

Le sarking, c'est quoi?

